mai & juin 2026
L’Impératrice de Rome
Le portrait-récit initiatique et puissant d’une femme désenchantée.
Rome, aujourd’hui. Une mère et aussi une femme mariée parle seule. Parle de quoi ? D’elle et de son frère, d’un moment de leur adolescence à Rome, juste après la mort simultanée de leurs parents. Parle comme on descend un fleuve. Non comme d’un retour vers le passé. Mais comme porté par le courant d’un passé d’où elle semble ne plus finir de chuter. Elle commence ainsi : – Il n’y a pas longtemps, j’ai été une délinquante. Et finit par : – Un monde que même les satellites qui gravitent autour de la Terre ne peuvent capter, et où existait un vide qui était mon vide, une ombre qui était mon ombre.
Entre les deux, le récit bref d’une expérience initiatique sans mélodrame, ni auto-apitoiement, ni fantaisies rédemptrices au-delà de la simple illusion d’une vie meilleure. Le portrait d’une femme qui parle et pense, comme à l’écoute de ce que l’on n’entend que le dimanche après-midi, l’été, dans les quartiers populaires de Rome : l’heure qui sonne aux églises, un chien qui aboie dans un appartement voisin déserté, l’approche d’une tempête qui n’est pas située dans le ciel de Rome, qui viendrait d’un autre monde.
production Théâtre du Commun / Teatru di u Cumunu
crédits images : peinture Éric Rondepierre
d’après Un petit roman lumpen de Roberto Bolaño • traduit de l’espagnol (Chili) par Robert Amutio (Christian Bourgois éditeur) • adaptation, conception et mise en scène Noël Casale • avec Valérie Schwarcz & Noël Casale • costume Claire Risterucci • assistant & Régisseur Xavier Tavera